L’Almanach Zen

Petit Enfant Intérieur

Boucar Diouf : pourquoi fêter les mamans.

Boucar Diouf est un scientifique humoriste, chroniqueur et animateur de télévision québécois d’origine sénégalaise que vous voyez ici en photo avec sa maman .

Pourquoi faut-il donner des cadeaux aux mamans à la fête des Mères?
Voilà la question que mon fils m’a posée cette semaine.
Puisqu’il a déjà un intérêt particulier pour la biologie, je lui ai répondu ceci:

 «Anthony, cette petite attention est une façon de dire merci à ta maman Caroline, dont la générosité envers toi a commencé bien avant ta conception. L’amour maternel débute par la production d’un ovule qui est 4000 fois plus volumineux que la tête d’un spermatozoïde. Si cet oeuf est si gros, c’est parce que ta maman a pensé y stocker les lunchs nécessaires aux premiers stades de ton développement foetal. De petits goûters pour te faire patienter dans son utérus en attendant qu’elle puisse te brancher sur son coeur. C’est cette même génétique qui pousse les mamans à remplir le congélateur de leur enfant de plats cuisinés quand, voulant couper le cordon ombilical, ces derniers signent leur premier bail.

«Après la fécondation de cet ovule bien garni, ta maman a rappelé ses cellules immunitaires à l’ordre pour éviter qu’elles s’acharnent sur tes composantes d’origine paternelle, qu’elles confondent avec des microbes. Lorsque des globules blancs d’une fille de Matane voient s’installer dans leur territoire des sous-produits d’un spermatozoïde de Sénégalais, ils déclenchent l’alerte et se préparent à charcuter le composite afro-québécois en formation. Alors pour éviter qu’un tel drame ne compromette ta survie, ta maman s’est dépêchée d’abaisser ses propres défenses cellulaires. Certains scientifiques pensent que c’est cette fragilité immunitaire induite qui explique en partie les nausées et les vomissements fréquents chez la femme enceinte.
«Tomber enceinte, mon garçon, c’est donner son coeur et son corps à quelqu’un qu’on n’a pas encore vu. C’est établir avec lui un lien presque indestructible. D’ailleurs, les scientifiques ont découvert que pendant la grossesse, les cellules du bébé peuvent traverser le placenta, s’incorporer dans le corps de la maman et y demeurer pendant très longtemps. Ce phénomène appelé microchimérisme foetal explique que des décennies après son accouchement, on pourrait encore trouver des cellules vivantes d’Anthony dans le corps de sa maman Caroline. Ces cellules migrantes interviendraient entre autres dans la réparation des tissus et le renforcement du système immunitaire de celle qui t’a donné la vie. C’est comme si, avant de quitter l’utérus maternel, l’enfant donnait un petit cadeau à sa mère pour s’excuser des dommages causés par son passage dans son corps.
«C’est ce lien puissant, semblable à une connexion sans fil, qui permet probablement à ma propre mère qui vit au Sénégal de sentir mes états d’âme à Montréal. L’enfant, disait ta grand-maman africaine, pèse d’abord pendant neuf mois sur le ventre de sa mère avant de lui peser sur le coeur pour la vie.
«Chaque fois que je quitte le Sénégal à la fin de mes vacances, ta grand-mère m’accompagne jusqu’à la sortie de notre concession. Elle me demande ensuite de lui serrer la main gauche en fixant le soleil. Le rituel terminé, la tradition veut que chacun s’éloigne sans se retourner. Ça m’a pris 15 ans avant de découvrir que ma mère n’avait jamais apprivoisé mon expatriation. Que fixer le soleil était une façon bien à elle de me cacher le torrent de chagrin qui parcourait ses grands yeux. Ma mère, comme bien des mamans de ce monde, n’a pas donné la vie. Elle a donné sa vie à ses enfants.
«Le mot placenta signifie ‘gâteau’ en latin. Une dénomination qui vient du fait qu’à la fin de la grossesse, cet organe ressemble à une grosse pâtisserie spongieuse. Ce qui veut dire que même la plus incompétente des mères a déjà été une maman gâteau et mérite donc une petite attention en cette fête qui leur est consacrée. Voilà pourquoi il faut fêter ta maman et remercier toutes les mamans du monde.»

vidéos à voir !!! pour tester sa pleine conscience

Est-il bon de faire plusieurs choses à la fois ? (2)
Une excellente petite bande dessinée qui fait rire, rassure… et incite à cultiver la pleine conscience, avec quelques petits liens sympa en bonus.

http://lavventura.blog.lemonde.fr/2015/02/09/le-cerveau-ne-peut-pas-faire-deux-choses-a-la-fois/

du Blog d’Alain Gourhant

Les drôles d’histoires d’Osho

Osho aimait ponctuer ses enseignement par des histoires le plus souvent dédiées aux maîtres spirituels de toutes les traditions.

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Désinscription
Alain Gourhant Paris 13e

 

Fruits, légumes et céréales : des aliments de plus en plus « vides » ?

de www.mescoursespourlaplanete.com !!!

Fruits, légumes et céréales : des aliments de plus en plus « vides » ?

Et s’il s’avérait que les fruits et légumes que nous mettons un point d’honneur à manger pour leurs qualités nutritionnelles … n’étaient en fait pas aussi nutritifs que cela, comparés à ce qu’ils étaient il y a plusieurs décennies ?

Plusieurs études récentes d’universités canadiennes, américaines et britanniques, résumées dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, ont mis en lumière la chute de la concentration en nutriments dans nos aliments. Manger toujours plus pour se nourrir moins ? C’est en tout cas ce que démontrent ces travaux qui alertent sur le phénomène de la « calorie vide » dans les fruits, légumes et céréales, beaucoup moins riches en nutriments essentiels que leurs homologues d’il y a un siècle. Les faits sont pour le moins parlants : pour obtenir l’apport en vitamine C d’une pomme des années 1950, il faudrait aujourd’hui en ingurgiter une centaine. Idem pour la vitamine A, essentielle pour nos défenses immunitaires : alors qu’une seule orange pouvait couvrir nos apports journaliers recommandés il y a un demi-siècle, il serait nécessaire d’en manger 21 aujourd’hui pour couvrir nos besoins quotidiens en vitamine A.  De même, une pêche des années 1950 équivaudrait à 26 pêches aujourd’hui. Quant au calcium, le rapport est de 1 à 4 à cause des apports qui dégringolent à travers nos variétés de brocoli aujourd’hui. Et cela se vérifie également pour la viande, deux fois moins riche en fer qu’autrefois, du fait de l’appauvrissement nutritif des céréales (blé, maïs et soja) servant à alimenter les animaux.

Les causes de cette dégringolade sont multiples. Tout d’abord, l’agriculture intensive et l’augmentation des rendements agricoles ont appauvri les sols. De même, la standardisation des industries semencières aurait peu à peu mené au fil des décennies à une chute du nombre de variétés comestibles. En à peine un siècle, 75% d’entre elles ont tout simplement disparu ! En parallèle, la sélection génétique a produit des variétés de fruits ou légumes beaux et résistants aux maladies, mais beaucoup moins nutritifs.

Face à ce constat, le collectif d’associations françaises du mouvement « Graines de vie » alerte : « faudra-t-il manger 100 fruits par jour pour compenser le déficit nutritionnel des aliments issus de l’industrie agro-alimentaire ? ». Qu’en est-il en effet des fameux « cinq fruits et légumes » que le Plan National Nutrition Santé (PPNS) recommande de manger chaque jour si ceux-ci ont perdu toutes leurs qualités nutritionnelles ? « Graines de vie » appelle l’Etat à prendre en compte cet aspect et à réactualiser les tables nutritionnelles sur lesquelles se basent les recommandations du Plan.

Et dans tout ça, quid de l’agriculture biologique ? Brian Halweil, dans son étude « Still no free lunch » affirme la capacité du bio à inverser la tendance. Les aliments produits en bio seraient en effet plus riches en vitamines, en fer, magnésium et phosphore … à condition que les agriculteurs bio résistent aux sirènes de la course aux rendements et que les produits ne soient pas cueillis avant maturité !

Du Blog de Mathieu Ricard

La stupidité serait-elle le propre de l’homme ?

On fait grand cas de l’intelligence humaine tout en justifiant par des arguments spécieux notre « domination sur la nature », aussi illusoire qu’éphémère, et notre instrumentalisation massive des autres espèces vivantes. L’économiste et environnementaliste chilien Manfred Max-Neef affirme que le remarquable développement de l’intelligence humaine s’est accompagné de la faculté de s’aveugler volontairement devant la réalité. Une colonie de fourmis, une bande d’oiseaux migrateurs ou une meute de loups ne se comporte jamais de façon « stupide » et ne prend pas de décision qui nuit de toute évidence à leur survie ou à celle de leur espèce. Max-Neef en conclut de manière provocatrice que la « stupidité est le propre de l’homme ». Son intention n’est pas d’offenser les humains mais de les inciter à davantage de bon sens.

La cupidité, elle aussi, semble être le propre de l’homme, puisque les animaux ne gaspillent pas leur temps et leur énergie à accumuler plus de biens qu’ils n’en ont besoin pour leur survie, alors que l’accumulation du superflu est le nerf de la société de consommation. Le sage président de l’Uruguay, Pepe Mujica, accuse la plupart des dirigeants du monde de nourrir une « pulsion aveugle de promotion de la croissance par la consommation, comme si le contraire signifiait la fin du monde ».

La vision caricaturale de l’homo economicus, celui qui n’a d’autre but que de promouvoir ses intérêts et ses préférences personnelles, devrait faire place à celle de l’homo altericus, qui prend en considération l’intérêt de tous. Si la main invisible de l’économie dérégulée du libre marché est celle d’un aveugle égoïste, les conséquences pour la société ne peuvent être que désastreuses.

AMOUR ET AMOUR-PROPRE

« L’ennemi de l’amour, c’est l’amour-propre. »
Jacques de Bourbon-Busset
Il n’est pas certain que l’amour-propre soit si propre que cela ! Si vous prenez un temps pour décrypter comment une relation paisible se dégrade en tensions passagères ou en hostilité durable, vous découvrirez toujours à quelque moment le surgissement intempestif et disproportionné de l’ego. Celui-ci réveille brutalement la susceptibilité, qui est un peu en nous comme le serpent qui dort. C’est le retour à soi qui amplifie la caisse de résonance au point de faire d’une légère discordance le prétexte d’une navrante cacophonie ! Pour retrouver l’harmonie dans une relation, rien de tel que de remettre l’ego à sa place et de taire peu à peu la susceptibilité qui a tendance à s’exprimer de manière tonitruante, péremptoire, et tout à fait sourde aux contre-arguments.
On ne retrouve l’autre qu’en s’oubliant soi-même. Et en nous rejoignant, l’autre nous ouvre à une plénitude : l’accord avec l’autre est toujours le prélude de l’accord avec soi-même, et donc de l’équilibre retrouvé. De l’équilibre personnel et de l’équilibre relationnel.

François Garagnon

Auteur du best-seller « Jade et les sacrés mystères de la vie »
Dernier livre paru : « Tout ce qui est séparé du divin est vain »
Tous les livres de François Garagnon sont disponibles sur le site www.montecristo-editions.com

Retrouvez les Pensées revigorantes dans le CALENDRIER DES JOURS HEUREUX, et les livres LES PENSÉES REVIGORANTES, vol. 1 et 2 (réunis aussi en coffret). En vente sur notre site… Mieux qu’une cure de vitamines : une pensée revigorante chaque jour de l’année !

PAIX

 

Série Enfance, par Noëlle Fontaine

 

le plus grand crime jamais commis ?

ENVOIS EN NOMBRE

Bonjour toutes et tous

Voici le message que je reçois d’un de mes correspondants et que je choisis de relayer :

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Le 2015-01-27 14:19, ETIENNE Marcel a écrit :

holà !

en ce jour de célébration de la libération des camps de la mort nazi,
je ne pouvais simplement pas ne pas mettre mon grain de sel…
le plus grand crime jamais commis” selon notre président…
mais selon quels critères, en fait ?
comment fait-on la distinction entre les différents massacres ?
historiquement, avec ses 5 à 6 millions de morts, la Shoah “n’est que” le troisième plus grand massacre de l’histoire humaine
bien “au-delà”, il y a :
dont 3,8 millions de soldat dans les camps de prisonniers et plus de 5 millions de civils des suites de la famine, des bombardements, et des maladies…
-et surtout les 10 à 15 millions de morts congolais entre 1885 et 1920, pour la récolte du caoutchouc par le Roi Léopold II puis par la Belgique
massacres certes “indirects”, les hommes étant envoyés dans la jungle pour la récolte, pendant que femmes et enfants étaient retenus “en otage”…
et dans la même fourchette :
Holodomor, l’extermination par la faim de près de 5 millions d’ukrainiens sous le régime stalinien
-et plus près de nous, les 3,5 à 4,4 millions de mort pendant les conflits en république démocratique du Congo (encore…) entre 1998 et 2004
-et enfin pour faire bon poids, les 2,7 millions de morts chinois pendant la “Politique des trois tous” infligée par le Japon en 1941/42
pourtant, avez-vous souvenir des commémorations du centenaire des massacres au Congo, certainement le plus grand génocide de tous les temps ?
est-il antisémite de demander pourquoi la Shoah est le seul génocide dont on entretienne vraiment la mémoire ?
ou est-ce simplement parce que les autres victimes sont des noirs et des jaunes ?
je veux bien entendre qu’il y a des différences entre tous ces exemples terribles,
et que la planification morbide de la volonté exterminatrice des nazi marque particulièrement les esprits…
mais tout de même !
il faut une certaine ténacité pour massacrer un peuple pendant 35 ans pour du caoutchouc !!
il faut un volonté de pouvoir sans faille pour priver une région nourricière de l’intégralité de ses récoltes, non ?
autre étrangeté : comment les 800 000 morts Tutsi du Rwanda sont-ils parvenus à éclipser les 3 millions de morts congolais à la fin du 20ème siècle ?
je n’ai pas de réponse à ces questions
simplement je refuse de laisser tous ces massacres tomber dans l’oubli,
surtout “au profit” d’une affaire qui irrigue encore les conflits du moyen-orient,
et dans lesquels nous sommes bel et bien mouillés jusqu’au cou…
abrazos !
Marcel

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Je remercie Marcel d’avoir partagé sa réflexion qui aide à ne pas se laisser aveugler par les phares. Pourquoi effectivement cette partialité de mémoire? Ce n’est pas en soi la commémoration de ce génocide industrialisé qui pose question. C’est, comme le souligne Marcel l’oubli d’autres atrocités, comme si les massacres d’autres peuples étaient secondaires et ne méritaient pas, ni d’être commémorés, ni même encore pour certains reconnus. Tel est le côté pernicieux de l’information polictico-médiatique qui, par la répétition et le poids qu’elle donne aux évènements façonne et oriente la pensée. Si on s’est récemment levés au nom de la liberté d’expression, d’un coup réclamée par ceux-la même qui trop souvent la musèlent, il serait aussi bon de se lever pour l’honnêteté et l’impartialité de l’information. Merci donc pour cette invitation à élargir notre mémoire, à accueillir et honorer sans distinction toutes les personnes massacrées au fil de l’histoire par la haine, la bêtise, l’avidité, la peur, les idéologies sans oublier ceux perpétrés au nom de Dieu, du bien, de la civilisation.

Amicalement
Philippe

PAIX

Paix

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“La paix n’est pas seulement la simple absence de violences ou de troubles. La paix c’est quand il y a une possibilité de conflit mais que vous décidez délibérément d’éviter le violence,quand vous décidez d’adopter des méthodes et des moyens pacifiques pour résoudre le problème.
Cela est la véritable paix.”
Tenzin Gyatso 14e Dalaï Lama